
"La nouvelle doctrine militaire russe qui cite l'élargissement de l'OTAN et le déploiement de systèmes de défense antimissile (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne reflète pas la réalité".
Quelle est donc cette réalité, M.Rasmussen? Militariser presque un continent, qui se trouve être en face de la Russie, appuyé par un nouveau système ABM qui est destiné à contrer une éventuelle attaque iranienne? Même les sots n’y croiraient pas. Depuis l’effondrement de l’URSS, l’Occident, en particulier l’Amérique imposante et arrogante et l’Europe servante, ne cessent de tenter d’imposer leur hégémonie sur toute la région, en commençant par les ex-pays du ‘bloc de l’Est’, puis l’Irak par la force sous le fallacieux prétexte d’armes de destruction massive, l’Afghanistan pour lutter contre le terrorisme.
Citer l’Iran comme prétexte dans ce contexte, avec ‘remake’ d’un Irak bis, pour les mêmes allégations est une grossière tromperie. M. Rasmussen a balancé il y a quelques jours une déclaration du même acabit du genre à l'OTAN n'attaquera jamais la Russie. Nous avions dit, ce jour-là, que ce discours nous conduit à comprendre que l'armada de missiles en Europe servait à quoi alors si ce n’est permettre à l'Occident de dominer par la politique des petits pas les économies de maximum de pays du monde en imposant sa conception selon ses seuls intérêts.
Pour ce faire, il devra donc mettre hors course tous les concurrents potentiels, principalement la Russie et la Chine lesquelles semblent bien réussir au détriment de cet Occident toujours arrogant, injuste et paternaliste. Après l'Ukraine et la Géorgie, l'Irak et l'Afghanistan, l'Iran qui semble être le dernier maillon fort, la Russie prise en étau serait bien contrainte de capituler en cas d'un déséquilibre de force trop prononcé.
La nouvelle doctrine militaire russe citant l'élargissement de l'OTAN et le déploiement de systèmes ABM parmi les principales menaces pour la Russie est la réponse sûrement appropriée au regard des réactions de l’Occident, pris entre le marteau de sa stratégie faussement de défense mais sûrement hégémonique et l'enclume du doute et des conséquences imprévisibles.