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Nucléaire iranien: rien de suspect à l'usine de Qom (inspecteurs de l'AIEA)
MOSCOU, 6 novembre - RIA Novosti
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L'inspection de la deuxième usine iranienne d'enrichissement d'uranium près de la ville de Qom (100 km au Sud de Téhéran) ne justifie pas les craintes de la communauté internationales, rapportent vendredi les médias européens, se référant à Mohamed ElBaradei, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
"Au cours de la première inspection de l'usine (iranienne) d'enrichissement d'uranium Fordo, située non loin de la ville de Qom, les inspecteurs de l'AIEA n'ont rien découvert de suspect", a indiqué ElBaradei.
Les inspecteurs devaient comparer les informations fournies par Téhéran sur ce site dans une région montagneuse avec la réalité sur le terrain.
Au cours de la rencontre qui a réuni le 21 octobre dernier à Vienne les représentants de l'Iran, de la France, de la Russie et des Etats-Unis, l'AIEA a formulé une série de propositions portant sur l'enrichissement d'uranium iranien à l'étranger.
Le fait que Téhéran n'ait signalé ce site à l'AIEA que le 21 septembre a relancé les soupçons des pays occidentaux sur la nature réelle du programme nucléaire iranien: purement civil, comme l'affirme le régime islamique, ou visant la fabrication d'une bombe atomique, comme le craignent les Occidentaux.
Les Etats-Unis et plusieurs autres pays soupçonnent notamment l'Iran de développer en secret un programme nucléaire militaire. Téhéran, qui rejette ces assertions, soutient que son programme nucléaire vise à subvenir aux besoins iraniens en électricité.
Le 23 octobre, Moscou, Paris et Washington ont fait savoir qu'ils approuvaient les propositions de l'AIEA.
Un peu plus tard, l'Agence a déclaré avoir reçu la "réponse préliminaire" de l'Iran. Cependant, le 30 octobre, l'agence iranienne IRNA a annoncé, citant une source anonyme au sein des autorités du pays, que le message transmis par Téhéran "ne contenait aucune réponse" aux propositions de l'AIEA.
Selon la source, l'Iran exposera plus tard "son point de vue" sur les propositions de l'Agence.
Elles prévoient notamment l'utilisation de 1.200 kilos d'uranium faiblement enrichi provenant du site iranien de Natanz en qualité de matière première pour la fabrication de combustible.
Cet uranium sera envoyé en Russie pour subir un enrichissement supplémentaire avant d'être réexpédié en France qui en fabriquera des barres de combustible. La nécessité d'associer Paris à ce projet tient au fait que le réacteur de Téhéran a été construit par des spécialistes argentins selon une technologie française, et il utilise un type de combustible nucléaire dont la production n'est actuellement possible qu'en France.

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