
Le refus du premier ministre Donald Tusk (libéral) de briguer la présidence de la Pologne l'automne prochain rend "extrêmement palpitante" la campagne électorale, a déclaré jeudi Aleksander Kwasniewski, ex-président de la Pologne.
"La décision de M.Tusk, principal favori de l'élection présidentielle de 2010, de ne pas briguer le poste de chef de l'Etat donne des chances de gagner à ceux qui ne pouvaient même pas en rêver", a expliqué M.Kwasniewski.
M.Tusk a annoncé jeudi lors d'une conférence de presse qu'il n'était pas candidat au poste de chef de l'Etat et souhaitait rester à la tête du gouvernement.
Le premier ministre a déclaré son intention de garder le pouvoir réel et de rester à la tête du gouvernement et de son parti Plateforme civique (PO, libéral).
M.Tusk s'est dit persuadé d'avoir plus de chances d'être utile à la Pologne en conservant les instruments de pouvoir réel.
Arrivant régulièrement en tête des sondages, Donald Tusk, 52 ans, était le rival potentiel du président sortant Lech Kaczynski (conservateur), à qui ces mêmes sondages ne donnent que peu de chances d'être réélu, à dix mois du scrutin présidentiel.
M.Tusk avait perdu face à Lech Kaczynski lors de la dernière élection présidentielle en 2005.